Grand Site des Gorges du Gardon

Traduction

Occupation humaine
 

De la préhistoire…

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Une forêt riche en espèces animales, une rivière garantissant l’eau potable et surtout des cavités nombreuses à deux pas du cours d’eau ont garanti une fréquentation élevée des gorges au cours de la préhistoire. Au point qu’elles sont parmi les sites les plus fréquentés de l’époque sur l’arc méditerranéen du territoire français actuel. Les fouilles importantes menées dans les grottes Latrone, de la Balauzière, de la Salpêtrière ou encore de la Sartannette sont là pour en attester. Au total, c’est bien une vingtaine de grottes qui délivrent des témoignages d’habitats significatifs, inscrits dans la durée.

La période néolithique a ainsi, à l’image de tout le Midi de la France, marqué le territoire. Sur l’arc méditerranéen, on peut estimer que cet âge de la pierre polie intervient vers 5000 av. J.C. Une relative sédentarisation devient la règle, si bien qu’on trouve aujourd’hui une centaine de sites relevant de cette période sur les 3 000 hectares du territoire. Les restes du régime alimentaire d’alors renseignent sur les espèces présentes aux abords du calcaire urgonien : mammouth, bœuf, rhinocéros, cheval, âne, renne, cerf, ours, panthère, antilope, bouquetin, chamois, chèvre, chevreuil, lynx, loup, sanglier, renard, loutre, castor ou encore tortue. Côté oiseaux, gypaète, aigle royal, hibou grand-duc, cygne, perdrix ou canard ont déjà investi les lieux à cette époque.
Au regard de ses nombreuses proies, l’Homme d’alors est un véritable prédateur, chasseur infatigable et pêcheur confirmé. Mais aussi un artiste naissant : les mammifères qu’il pourchasse affleurent sur les parois des grottes anciennement habitées. Bouquetins, cerfs, chevaux, grands bovidés ou félins se partagent ainsi les pans de mur. Certaines œuvres tendent déjà vers l’abstraction : les signes hiéroglyphiques sont là pour en témoigner. La grotte de la Baume-Latrone concentre à elle seule tous les types de vestiges d’art pariétal, réalisés au doigt ou au silex. Des vestiges d’autant plus légendaires qu’ils ont été découverts par un groupe de lycéens nîmois en promenade, le 28 avril 1940.



Peinture de la grotte Baume Latrone

Avec la sédentarisation vient l’époque des défrichements des forêts alentour. Les chênes verts sont alors mis à l’épreuve : il faut de l’espace pour le bétail, l’élevage tant un préalable à cette sédentarisation.

Plus tardif, des vestiges exceptionnels témoignent également d’un âge de bronze prolifique.

 

 
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