Grand Site des Gorges du Gardon

Traduction

Zones réglementaires
 

Site classé
Instaurée par une loi de 1930, la notion de site classé correspond à la volonté de préserver des espaces du territoire français qui présentent un intérêt général du point de vue scientifique, pittoresque et artistique, historique ou légendaire. Le classement est une protection forte qui correspond à la volonté de maintien en l’état du site désigné, ce qui n’exclut ni la gestion ni la valorisation.
Généralement consacré à la protection de paysages remarquables, il peut intégrer des espaces bâtis qui présentent un intérêt architectural et sont partie constitutive du site. Les sites classés ne peuvent être ni détruits ni modifiés dans leur état ou leur aspect sauf autorisation spéciale. Tous les travaux susceptibles de modifier l’aspect ou l’état d’un site classé sont soumis à autorisation spéciale. Dans les gorges du Gardon, le site classé "des gorges du Gardon, du Pont du Gard et des garrigues Nîmoises" existe depuis 1982. Il est passé de 3 312 hectares à 7 760 hectares en août 2013. L'extension concerne essentiellement l'intégration des plateaux du massif et des franges agricoles qui bordent les gorges. Il touche principalement les communes de Cabrières, Castillon-du-Gard, Collias, Dions, Lédenon, Poulx, Remoulins, Saint-Bonnet-du-Gard, Sainte-Anastasie, Sanilhac-Sagriès et Vers-Pont-du-Gard.

Réserve naturelle régionale
La réserve, gérée par le conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon et la commune de Sanilhac-Sagriès, impose des règles environnementales plus strictes que le site classé. La réserve porte sur une partie du territoire où la conservation de la faune, de la flore, du sol, des eaux, des gisements de minéraux et de fossiles et, en général, du milieu naturel, présente une importance particulière et qu’en conséquence, il convient de la soustraire à toute intervention artificielle susceptible de la dégrader.
La liste des interdictions se révèle donc assez exhaustive : il est ainsi défendu d’introduire des animaux non-domestiques ou toute espèce végétale non cultivée, sous quelque forme que ce soit ; interdit également de porter atteinte à toute espèce végétale sur le site ou d’emporter des plantes hors de la réserve naturelle ; d’accéder à la zone avec un véhicule à moteur et de camper sur place ; de troubler la tranquillité des lieux par une quelconque perturbation sonore ; de faire usage du feu ; ou encore de pratiquer l’escalade ou d’organiser une manifestation sportive. Pour éviter tout dérangement préjudiciable durant les périodes les plus sensibles, la grotte de la Baume est fermée du 15 novembre au 15 mars et du 1er mai au 15 août.
Seul le cœur des gorges se trouve ainsi concerné depuis l’année 2001, soit 491 hectares sur la commune de Sanilhac-Sagriès.

pdf.gifStratégie régionale de préservation du patrimoine naturel (décembre 2009)
 


Aigrette garzette, martin pécheur et Bihoreau gris

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Périmètre de la Réserve naturelle régionale
de Sanilhac-Sagriès


Arrêté préfectoral de protection de biotope.
Aigle de BonelliEn place sur le territoire depuis le 13 avril 1990, l’arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) concerne une partie du territoire où l'exercice des activités humaines est réglementé soit pour préserver les biotopes nécessaires à la survie d'espèces animales ou végétales protégées et identifiées, soit pour protéger l'équilibre biologique de certains milieux. Dans les gorges du Gardon, l’arrêté concerne les sites de nidification des couples d’aigles de Bonelli. Il interdit de pénétrer dans les zones sensibles, du 15 janvier au 30 juin, sur les 328 hectares répartis sur les communes de Collias, Sainte-Anastasie et Sanilhac-Sagriès.

 

Zone de protection spéciale – Site d’intérêt communautaire.
Les gorges du Gardon figurent, compte tenu de la rareté et la fragilité de certains éléments du patrimoine naturel, parmi les sites qui constituent le réseau européen d’espaces naturels appelé « réseau Natura 2000 ». Le réseau Natura 2000 est un outil pour une politique de développement durable garantissant la préservation de la faune, de la flore et des habitats naturels tout en permettant l’exercice d’activités socio-économiques indispensables au maintien des zones rurales et au développement des territoires.

Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) pour la conservation des habitats naturels et des espèces (autres que les oiseaux) mentionnés dans la Directive 92/43/CEE, dite Directive « Habitats » et de Zones de Protection Spéciale (ZPS) pour la conservation de certaines espèces d’oiseaux figurant dans la directive 79/409/CEE dite Directive « Oiseaux ».

Les gorges du gardon font à la fois l’objet d’une ZPS et d’un Site d’Importance Communautaire (SIC):

  • La ZPS « Gorges du gardon », constituée en juin 1991, et inscrite au réseau Natura 2000 par Arrêté ministériel du 20/05/05, pour une surface de 7 024 ha. La ZPS a été délimitée de telle manière que les espèces d’oiseaux concernées (aigle de Bonelli, vautour percnoptère…) puissent y trouver les conditions favorables pour leur survie et leur reproduction.


Vautour percnoptère, ©T.Vezon

  • Le SIC « Le gardon et ses gorges », retenu au titre de la région biogéographique méditerranéenne (Journal Officiel de l’Union Européenne L 259/37 du 21/09/2006), pour une surface de 7 024 ha et qui fera prochainement l’objet d’un arrêté ministériel pour devenir Zone Spéciale de Conservation.
 
 
 
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