Etude de fréquentation

Menée par un cabinet d’études depuis 2008, une étude de fréquentation des gorges du Gardon permet au Syndicat mixte (SMGG) de connaître le type de public présent au fil des saisons et ses lieux de visite privilégiés. Une étude qui justifie d’autant plus le travail de canalisation du flux de visiteurs que mène le SMGG et qui vise à mettre en adéquation un désir de découverte légitime de la part des visiteurs et l’intérêt des espèces présentes dans les gorges.

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Détente et liberté au menu des visiteurs des Gorges

450 000 : c’est la fréquentation estimée des gorges du Gardon, selon une enquête menée par le cabinet de consultants Richard Lewy sur l’année 2008. Un chiffre qui s’appuie sur le relevé de compteurs installés sur le territoire des gorges. Mais l’intérêt de l’étude va bien au-delà : les visiteurs rencontrés par les enquêteurs se sont vus remettre un questionnaire (*) qui permet d’analyser plus finement quel type de public fréquente les gorges, et quelles sont ses attentes. Les gorges apparaissent ainsi comme un lieu prisé par des gens curieux, de tous milieux sociaux, à la recherche d’espaces naturels, de loisirs et d’authenticité.
 

Fréquentation avant tout locale

Avec près de 58 % de la fréquentation, les Gardois forment le gros de la troupe de visiteurs qui arpentent les sentiers des gorges du Gardon. Le contingent suivant provient du Vaucluse, avec 6,17 %, puis des Bouches-du-Rhône avec 5,29 % de la fréquentation. On vient donc avant tout pour une promenade (33 % disent passer une demi-journée sur le massif et 26 % une journée complète), avec un but précis (plus de 32 % visent une baignade, près de 23 % une simple promenade). Le matériel emporté témoigne de l’aspect loisirs de la fréquentation, 43 % des usagers arpentant les gorges en tongs, claquettes ou sandales. Autre preuve de ce que les gorges représentent une visite désirée comme paisible : 45 % des personnes interrogées déclarent se rendre sur le massif en famille, 27 % entre amis. Seulement 4 % y viennent en groupe. Enfin 24 % sont en vacances dans la région, 19 % résident à proximité du massif et 15 % sont des résidents du massif. La fréquentation des gorges est donc avant tout locale mais l’apport extérieur n’est pas à négliger, obligeant le gestionnaire, le Syndicat mixte des gorges du Gardon, à jongler entre les attentes de préservation, d’utilisation et les envies de nature et de loisirs partagées par les habitants proches et les visiteurs occasionnels.
 

95 % des visiteurs prêts à revenir

Autre preuve de la proximité géographique qui domine la fréquentation des gorges : 29 % des usagers sont logés chez de la famille ou des amis et 16 % dans une résidence secondaire, tandis que 85 % des personnes interrogées n’ont pas recherché d’informations à propos du site et de sa gestion. Pas un hasard donc si 45 % des visiteurs ont eu vent de l’existence des gorges par le simple bouche-à-oreille, système de promotion qui, tout en permettant d’éviter les grandes migrations touristiques des campagnes médiatiques, assure un tourisme généralement plus respectueux du milieu. D’ailleurs les motivations de chacun illustrent ce penchant : 31,3 % choisissent le massif pour le calme et la tranquillité et 20 % pour la découverte des milieux naturels. Preuve enfin de la séduction qu’opèrent les gorges : plus de 95 % pensent revenir un jour arpenter les sentiers, 43 % étant particulièrement sensibles au bon état écologique du site. En revanche, le gestionnaire, le syndicat mixte des gorges du Gardon, ne recueille pas la reconnaissance de son travail : seuls 4,82 % des personnes interrogées savent que c’est lui qui préside aux destinées environnementales du territoire.


(*) : 611 réponses parvenues