Réserve de biosphère des gorges du Gardon

Les gorges du Gardon sont désignées par l’UNESCO Réserve de biosphère depuis 2015. Cette distinction est décernée aux territoires protégés au sein duquel s’applique un modèle de gestion conciliant la conservation de la biodiversité et les activités humaines.

Une réserve de biosphère est composée de trois zones :

  • une aire centrale qui bénéficie déjà d’une protection réglementaire forte au moment de la création de la réserve de biosphère. Elle a pour fonction de protéger les écosystèmes et les paysages qui ont justifié sa désignation ainsi que les espèces qu’elle abrite. Dans la Réserve des gorges du Gardon, elle correspond au périmètre du site classé. L’aire centrale porte sur ces 7800 ha, soit 17,14 % du territoire couvert par la Réserve de biosphère.
  • une zone tampon qui, comme son nom l’indique, doit participer à la préservation de l’aire centrale. C’est souvent une première « couronne » qui géographiquement jouxte et englobe l’aire centrale. Les activités qui s’y exercent doivent être compatibles avec les objectifs de conservation des milieux naturels. Les actions en faveur de la recherche, de l’observation et de l’éducation doivent être encouragées. Sa surface représente 13 907 ha, soit 30,56% du territoire de la Réserve de biosphère.
  • une aire de transition qui comprend le reste du territoire de la réserve. Elle est un lieu privilégié de mise en œuvre des projets culturels et d’actions en matière de développement économique durable. Elle s’étend dans les gorges du Gardon sur 23 794 ha, soit 52,30 % du territoire de la Réserve de biosphère.

Pourquoi une Réserve de biosphère des gorges du Gardon ?

Car une distinction, a fortiori quand elle est accordée par l’Unesco, contribue à faire prendre conscience aux habitants et aux usagers du caractère exceptionnel de leur environnement et de sa fragilité. D’autant qu’à côté des quatre autres Réserves de biosphère du sud-est de la France, celle des gorges du Gardon possède une particularité qui justifie pleinement les notions équilibrées de développement durable que porte la désignation : le territoire jouxte une agglomération de près de 250 000 personnes susceptibles de mettre en péril sa zone cœur si les politiques publiques choisies dans la zone de coopération contredisent les modalités du développement durable qu’insuffle la désignation Réserve de biosphère.

La Réserve de biosphère des gorges du Gardon concerne 26 communes.

Périmètre de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon.

Liste des communes concernées par le périmètre de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon: Argilliers, Arpaillargues-et-Aureilhac, Blauzac, Bourdic, Bezouce, Cabrières, Castillon-du-Gard, Collias, La Calmette, Dions, Garrigues-Sainte-Eulalie, Lédenon, Marguerittes, Nîmes, Poulx, Remoulins, Sainte-Anastasie, Saint-Bonnet-du-Gard, Saint-Chaptes, Saint-Gervasy, Saint-Hilaire-d’Ozilhan, Saint-Maximin, Sanilhac-Sagriès, Sernhac, Uzès, Vers-Pont-du-Gard

En 2019, on dénombre 701 réserves de biosphère dans 124 pays.

Les éco-acteurs de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon : un réseau de professionnels engagés pour la protection et la valorisation de leur territoire

Le Syndicat mixte des gorges du Gardon anime un réseau de professionnels volontaires qui partagent des valeurs communes. Un éco-acteur c’est un professionnel qui exerce son activité sur le territoire de la Réserve de biosphère. Conscient de la richesse exceptionnelle des gorges du Gardon, il adapte ses pratiques pour préserver la biodiversité, la culture, le patrimoine et la qualité de vie du territoire.

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