Face à la multiplication des épisodes caniculaires, et des températures records, il est essentiel de repenser les espaces extérieurs en créant des îlots de fraîcheur avec de l’ombrage végétal, Marguerittes l’a bien compris. Cette conception des cours d’école a aussi son avantage au niveau éducatif : apprentissage par le contact direct avec les éléments naturel, sensibilisation à la protection de l’environnement dès l’enfance, meilleure mixité en partageant équitablement les espaces de jeux (ballon, espace détente, jeux de parcours, etc.).
Pour la construction du projet, l’accent a été mis sur la concertation entre les différentes parties prenantes. Les élèves ont d’abord été sensibilisés aux enjeux liés au cycle de l’eau, aux sols et aux îlots de chaleur puis un atelier maquette a été organisé pour imaginer les futurs espaces de la cour, puis un comité de suivi d’adultes avec enseignantes et parents a pris le relais pour mener le projet à terme.
« Les enseignantes ont noté une classe plus apaisée et plus concentrée au retour des récréations. » nous Jean-Pierre Catherbas, l’élu au Développement durable qui a piloté ce projet.
Les écoles de Marguerittes visitées sont des exemples concrets par la mise en œuvre de noues, tranchées drainantes, zones inondables, végétalisation, etc. Ces solutions permettent de restaurer les fonctionnalités de l’eau et des sols et doivent être répliquées.


Les objectifs sont multiples au niveau environnemental :
- Favoriser l’infiltration de l’eau à la parcelle pour recharger les nappes,
- Lutter contre le risque inondation en ralentissant l’eau,
- Augmenter la biodiversité en végétalisant avec des espèces adaptées et attractives pour les insectes,
- Dépolluer l’eau de ruissellement en la faisant transiter par des plantes, etc.
Ce voyage d’étude était coorganisé par le Syndicat mixte des gorges du Gardon dans le cadre de l’action Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP) du projet LIFE SOURCES (Solutions d’Optimisation des Usages et Réflexion Collective sur l’Eau et les Sols) au bénéfice des communes qui ont un projet de gestion de l’eau en milieu urbain basé sur des solutions fondées sur la nature. Cette action prévoit d’accompagner, de conseiller et de financer des solutions de GIEP pour les communes. 12 projets ont été présentés par les communes dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le SMGG et la CCPG, parmi lesquels des cours d’écoles qui, on l’espère, se concrétiseront et prendront le relais de Marguerittes comme modèle d’une résilience qui donne envie de retourner en enfance !



